« Les conséquences profondes pour la santé ne sont pas encore suffisamment pris en compte dans les débats sur le changement climatique », c’est ce que clame l’OMS dans une déclaration publiée le 17 novembre 2015, à l’orée de la tenue de la COP21, à Paris, en décembre prochain.

A l’instar de la préparation de la conférence de Paris, les pays ont pris des engagements importants pour réduire les émissions de gaz à effet de serre et renforcer l’adaptation au changement climatique, mais l’OMS estime qu’il reste encore à faire. Elle incite donc les pays à prendre des mesures fortes pour lutter contre le changement climatique, tout en assurant la protection et la promotion de la santé.

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Selon lOMS, « Les conséquences profondes pour la santé ne sont pas encore suffisamment pris en compte dans les débats sur le changement climatique ». Photo/The Nature Conservancy

Ainsi, ils feront de cette planète, non seulement un endroit sain d’un point du vue environnemental, mais qui dispose d’un air plus propre, de l’eau potable et de la nourriture plus abondantes et plus sûres, des systèmes de protection sociale plus équitables qui fera que la population aura une meilleure santé.

L’OMS considère que le changement climatique est actuellement à l’origine des dizaines de milliers de morts chaque année, fait constaté à travers l’évolution de la propagation des maladies, les circonstances météorologiques extrêmes comme les vagues de chaleur et les inondations, et la dégradation de la qualité de l’air, de la nourriture, de l’eau, et de l’assainissement.

Pour l’agence des Nations Unies, la COP21 sera également l’occasion de protéger la santé des générations actuelles et futures. L’OMS considère l’Accord de Paris comme un accord de santé publique important – celui qui a le potentiel de sauver des vies dans le monde entier.

Selon le Directeur général de l’OMS, le Dr Margaret Chan, le changement climatique aura une incidence, d’une manière extrêmement négative les déterminants sociaux et environnementaux de la santé qui revêtent le plus d’importance, comme la nourriture, l’air et l’eau. Ce sont les régions dans lesquelles l’infrastructure sanitaire est insuffisante, pour l’essentiel dans les pays en développement, qui auront le plus de mal à se préparer et faire face sans assistance à la situation.

Pour faire face à ce risque, l’OMS a adopté un plan de travail sur le changement climatique et la santé, qui s’articule autour des points suivants :

  • Le renforcement des partenariats : en tant qu’institution, l’OMS s’engage à participer activement à la CCNUCC et aux initiatives relatives au changement climatique de l’Unité d’action des Nations Unies, car les partenariats, réseaux et collaborations peuvent améliorer les connaissances et les éléments de preuve, protéger davantage la santé des populations des risques que présente le changement climatique
  • La sensibilisation et mobilisation : L’OMS s’emploie à faire connaître les risques que le changement climatique fait peser sur la santé grâce à des campagnes de sensibilisation, des publications et des notes d’orientation. Elle encourage ses fonctionnaires et les acteurs du domaine de la santé à participer à des forums sur le changement climatique. Elle divulgue des produits multimédias pour que la santé occupe une place importante dans les questions de changement climatique et pour que les décideurs politiques soient encouragés à défendre la santé comme il se doit.
  • La promotion de la production des données scientifiques : L’OMS travaille avec des experts et institutions de premier rang sur le plan mondial pour améliorer la compréhension et attester des liens qui existent entre santé et changement climatique, de la charge de morbidité imputable au changement climatique, et du coût des mesures d’adaptation et d’atténuation au changement climatique pour protéger la santé.
  • Le renforcement des systèmes de santé : L’OMS appuie les États Membres pour renforcer leurs systèmes de santé et pour aider communautés et systèmes de santé à s’adapter face au changement climatique. Elle les aide à identifier, surveiller les changements liés au climat sur la santé et la charge de morbidité afin d’y faire face et de s’y préparer.

En 2012, l’OMS a estimé à 7 millions de personnes mortes de maladies liées à la pollution atmosphérique, ce qui en fait, à lui seul, le plus grand risque pour la santé de l’environnement du monde. Il est prévu que le changement climatique entraînera 250 000 décès supplémentaires par année dus au paludisme, la diarrhée, le stress lié à la chaleur et la sous-alimentation entre 2030 et 2050, avec un coût situé entre 2 et 4 milliards de dollars.

Toutes les populations du monde sont exposés à ce risque, mais certaines sont vulnérables que d’autres, à l’instar des enfants, des femmes et des pauvres dans les pays en voie de développement seront les plus vulnérables et les plus touchées, creusant encore plus des écarts dans l’accès aux soins de santé. Et les zones n’ayant pas de bonnes infrastructures de santé, pour la plupart dans les pays en voie de développement, seront les moins en mesure de se préparer et de faire face à la situation sans assistance.

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