L’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement s’engage en faveur d’une planète sans pollution

Les pays se sont engagés à une planète sans pollution à la clôture de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi, en adoptant des résolutions et des engagements en vue d’améliorer la vie de milliards de personnes à travers le monde en assainissant l’air, la terre et l’eau. Si toutes les promesses faites au […]

Les pays se sont engagés à une planète sans pollution à la clôture de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement à Nairobi, en adoptant des résolutions et des engagements en vue d’améliorer la vie de milliards de personnes à travers le monde en assainissant l’air, la terre et l’eau.

Plus de 4 000 chefs d'État, ministres, chefs d'entreprise, représentants de l'ONU, représentants de la société civile, activistes et célébrités se sont réunis du 4 au 6 décembre, à Nairobi, capitale du Kenya

Plus de 4 000 chefs d’État, ministres, chefs d’entreprise, représentants de l’ONU, représentants de la société civile, activistes et célébrités se sont réunis du 4 au 6 décembre, à Nairobi, capitale du Kenya

Si toutes les promesses faites au sommet et autour du sommet se réalisent, 1,49 milliard de personnes supplémentaires respireront de l’air pur, 480 000 km (soit environ 30%) des côtes seront propres et 18,6 milliards de dollars pour la recherche et le développement et des programmes innovants pour combattre.

« La science exposée à cette assemblée montre notre mauvaise attitude vis-à-vis de notre planète et que nous avons très peu de place pour faire plus d’erreurs », a déclaré le Dr Edgar Gutiérrez, ministre de l’environnement et de l’énergie du Costa Rica et président de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement pour l’année 2017. “Grâce aux promesses faites ici, nous envoyons un message puissant et nous allons écouter la science, changer notre façon de consommer et de produire, et de lutter contre la pollution sous toutes ses formes à travers le monde. »

Au milieu, le Dr Edgar Gutiérrez, ministre de l'environnement et de l'énergie du Costa Rica et président de l'Assemblée des Nations Unies pour l'environnement sur l’année 2017

Au milieu, le Dr Edgar Gutiérrez, ministre de l’environnement et de l’énergie du Costa Rica et président de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement sur l’année 2017

Pour la première fois lors d’une Assemblée des Nations Unies pour l’environnement, les ministres de l’environnement ont publié une déclaration. Cette déclaration stipule que les nations honoreraient les efforts visant à prévenir, atténuer et gérer la pollution de l’air, des terres et des sols, des eaux douces et des océans – qui nuit à notre santé, nos sociétés, écosystèmes, économies et sécurité.

La déclaration s’engage à accroître la recherche et le développement, à cibler la pollution par des actions sur mesure, à faire évoluer les sociétés vers des modes de vie durables basés sur une économie circulaire, à promouvoir des incitations fiscales pour influencer les marchés et promouvoir des changements positifs.

L’assemblée a également adopté 13 résolutions non contraignantes et trois décisions. Parmi eux figuraient les déchets marins et micro plastiques, la prévention et la réduction de la pollution atmosphérique, l’empoisonnement au plomb des peintures et des batteries, la protection des écosystèmes aquatiques contre la pollution des sols et la gestion de la pollution dans les zones touchées par les conflits.

« Aujourd’hui, nous avons placé la lutte contre la pollution au sommet de l’agenda politique mondial », a déclaré Erik Solheim, directeur de l’ONU. « Nous avons une longue lutte devant nous, mais le sommet a montré qu’il y avait un réel appétit pour des changements positifs significatifs”, conclut Eric Solheim.

« Il ne s’agit pas seulement de l’ONU et des gouvernements. Le soutien massif que nous avons vu de la part de la société civile, des entreprises et des particuliers – avec des millions d’engagements pour mettre fin à la pollution – montre qu’il s’agit d’un défi mondial avec le désir global de gagner ensemble cette bataille.

Patricia Espinosa souligne l’importance d’une action climatique forte pour un environnement plus sain

Dans son mot d’ouverture à la séance plénière de Nairobi, la Secrétaire exécutive de l’ONU sur les changements climatiques, Patricia Espinosa, a souligné le lien important entre la santé humaine et la santé planétaire, soulignant l’importance d’une action climatique forte pour un environnement plus sain.

« L’année à venir est cruciale pour réduire la menace climatique et aider ceux qui en sont déjà affectés. La coopération de tous les secteurs est essentielle, mais aussi dans toute la famille des Nations Unies. L’Accord de Paris, les Objectifs de développement durable et le Cadre de Sendai. Le changement climatique est lié à presque tous les défis majeurs auxquels l’humanité est confrontée, ce qui rend vital le travail des 13 Objectifs du Développement Durable: pauvreté, alimentation, eau, sécurité énergétique, santé, et bien d’autres encore », a-t-elle ajouté

Aujourd'hui, nous avons placé la lutte contre la pollution au sommet de l'agenda politique mondial

Aujourd’hui, nous avons placé la lutte contre la pollution au sommet de l’agenda politique mondial », Erik Solheim, directeur de l’ONU Environnement.

Par contre, l’on observe un retard dans l’élan mondial, comme l’indique le rapport de l’ONU sur l’environnement intitulé Rapport du Directeur exécutif: Vers une planète sans pollution.

Dans l’ensemble, la dégradation de l’environnement cause près d’un décès sur quatre dans le monde, soit 12,6 millions de personnes par an, ainsi que la destruction généralisée d’écosystèmes clés. La pollution de l’air est le plus grand tueur environnemental, avec 6,5 millions de vies chaque année.

L’exposition au plomb dans la peinture cause des lésions cérébrales à 600 000 enfants chaque année. Nos mers contiennent déjà 500 «zones mortes» avec trop peu d’oxygène pour soutenir la vie marine. Plus de 80% des eaux usées du monde sont rejetées dans l’environnement sans traitement, empoisonnant les champs où nous cultivons nos aliments et les lacs et les rivières qui fournissent de l’eau potable à 300 millions de personnes.

Il y a aussi un coût économique énorme. Selon un récent rapport de la Commission Lancet sur la pollution et la santé, les pertes de bien-être dues à la pollution sont estimées à plus de 4 600 milliards de dollars par an, soit 6,2% de la production économique mondiale.

« Nous avons eu deux missions à cette assemblée », a déclaré Ibrahim Thiaw, directeur adjoint de l’ONU Environnement. « Un accord sur l’action est accompli. La seconde nous devons commencer demain“, dit-il.

Plus de 4 000 chefs d’État, ministres, chefs d’entreprise, représentants de l’ONU, représentants de la société civile, activistes et célébrités se sont réunis  du 4 au 6 décembre, à Nairobi, capitale du Kenya.

La prochaine Assemblée des Nations Unies pour l’environnement se tiendra dans deux ans. Le président de la prochaine Assemblée sera le ministre estonien de l’environnement, M. Siim Kiisler, qui a été nommé à la fin de la réunion.

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