A la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques, il reste trois jours pour parvenir à un accord pour limiter drastiquement le réchauffement planétaire. Les femmes sont au centre des débats. Ce sont elles qui subissent le plus le changement climatique, mais elles ont aussi la bonne approche pour lutter contre ce problème.

La militante écologiste indienne Vandana Shiva, à Hambourg en novembre 2014. Photo/RFI

La militante écologiste indienne Vandana Shiva, à Hambourg en novembre 2014. Photo/RFI

Ces femmes sont venues du monde entier pour exiger des mesures fortes pour sauver le climat. Maria Nailevu est avocate, elle vient des îles Fidji. « Nous les femmes, nous sommes en première ligne, explique-t-elle. Les femmes s’occupent de la maison, de la vie de la famille. Elles sont les plus vulnérables, les plus affectées par le changement climatique. Je viens des îles Fidji dans le Pacifique. Chez nous, le niveau de la mer monte, on a des inondations qui causent des morts. C’est le chaos, c’est catastrophique. Nous luttons pour notre survie dans le Pacifique : c’est cela qui compte le plus pour nous. »

Et c’est avec l’énergie féminine que la bataille pour le climat sera gagnée, l’écologiste indienne Vandana Shiva en est persuadée. « C’est la force créatrice de l’univers contre la force destructrice des esprits fossilisés venus de l’âge des fossiles, assure-t-elle. Et tout comme il est impératif que les énergies fossiles restent dans les sols, il est aussi impératif que nous dépassions les structures patriarcales et bornées qui définissent notre économie, notre science et notre société. Car c’est de cela qu’il s’agit dans les discussions autour du climat. Ceux qui causent les dégâts refusent de prendre leur responsabilité, sinon les négociations ne dureraient pas autant de temps. »

Toutes ces femmes déplorent une chose : les négociatrices féminines sont largement minoritaires dans les délégations de la COP21.

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