Lac Edouard : la pêche sauvage et le braconnage menacent la biodiversité

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Autour du lac Edouard, les enclaves de pêche congolaises tarissent les poissons par manque d’encadrement des pêcheurs, mais aussi à cause du braconnage des hippopotames, dont les déjections fertiliseraient le sol marin. Depuis un certain temps, l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN) et l’organisation des pêcheurs tentent de prendre certaines mesures pour sauver le lac.

Des fils des peches qui vont au-dela du nombre exige par des normes congolaises

Des fils des peches qui vont au-dela du nombre exige par des normes congolaises

Il est 16h30 ce vendredi 3 mars à Kyavinyonge, un village de pêche, situé à la côte ouest du lac Edouard, en province du Nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Des dizaines de pirogues sont en ancrage sur le lac.

Au loin, pointent quelques trois petites formes. Oklahoma City Thunder Au fur et à mesure que les secondes passent, elles grandissent. Ce sont des pirogues motorisées. Jake Arrieta Authentic Jersey Elles se fraient un chemin parmi celles qui sont stationnées. « A cette vitesse, elles seront là dans moins de dix minutes. Air Max 2016 Goedkoop Ce qui veut dire qu’elles n’ont pas une grande charge. Pourtant, cela fait cinq jours qu’ils sont en mer », explique tristement Katembo Kataliko, représentant des pêcheurs de l’enclave de pêche de Kyavinyonge, entre le lac Edouard et le parc national des Virunga, patrimoine mondial en péril.

A leur arrivée, les trois pirogues jettent à l’eau leurs butins pour un lavage. Chaque pirogue a une cinquantaine de poissons. Mens Nike Air Max 90 Les pêcheurs ont des visages renfrognés. adidas ACE homme Pas contents de leurs prises. Ils débarquent les filets, les casseroles et le braséro qui leur servent d’outils de cuisson. Quant aux poissons, une fois identifiés, les pêcheurs laissent le soin au comité des pêcheurs de faire le reste : le pesage pour les statistiques et la vente aux grossistes.

« Le lac est vide de poissons ! »

Cette lamentation revient sur toutes les lèvres des pêcheurs de cette contrée. Pourtant, il y a encore plus de dix ans le lac Edouard était classé parmi des lacs les plus poissonneux de l’Afrique. « Cette carence est en croissance vertigineuse depuis près d’une décennie, explique Katembo Kataliko. Cela nous prend au dépourvu. C’est une conséquence, notamment, du non-encadrement des pêcheurs. Il favorise des pratiques prohibées ». En conséquence, chacun pêche comme bon lui semble. « Des pêcheurs se permettent beaucoup de choses. Nombreux vont jusqu’à utiliser des filets ayant des petites mailles et qui capturent des alevins », s’énerve Katembo Kataliko.

Pas assz de poissons au Lac Edouard après plus de 5 jours de pêche

Pas assez de poissons au Lac Edouard après plus de 5 jours de pêche

Pire encore, certains vont jusqu’à pêcher des alevins dans des zones reconnues comme étant des « maternités de poissons ». Pour plusieurs personnes rencontrées à Kyavinyonge, c’est le gouvernement congolais qui ne fait pas son devoir afin de réglementer la pêche sur le lac Edouard. « Du côté de l’Ouganda on n’entend pas souvent ce genre de lamentations. Pourtant nous pêchons tous dans un même lac. Il serait mieux que le gouvernement congolais s’inspire de ce qui se fait en Ouganda pour que notre lac demeure poissonneux. Mais ici c’est chacun pour soi. On ne mise pas sur ce qui nous attend le lendemain », conseille Alphonse Vayihavira, revenant de la pêche sans trop gagné.

Pêche sauvage en toute impunité

D’autres pêcheurs, comme Kambasu Silvestre, pensent que c’est l’explosion démographique qui conduit à la rareté du poisson. « Faux », rétorque avec véhémence le représentant des pêcheurs. Todd Gurley – Georgia Bulldogs Il rappelle que la population augmente aussi en Ouganda voisin. « Or, c’est l’Ouganda qui alimente en poissons plusieurs agglomérations importantes de l’est de la RDC. Il suffit de respecter les normes de pêche » implore-t-il.

Ces normes n’autorisent que 700 pirogues dans une enclave de pêche en RDC. Or l’enclave de Kyavinyonge compte à ces jours plus de 3 000 pirogues. De même, il n’est autorisé que 30 longs filets de pêche, mais on en compte néanmoins près de 1 000. Même situation pour la dimension des mailles des filets. air max pas cher « À ce rythme, on ne peut rien espérer du lac », se désole un responsable de l’ICCN qui a voulu rester anonyme.

A côté de la pêche non réglementée, le braconnage des hippopotames est aussi accusé. Or, les déjections de ces gros animaux fertilisent le sol marin et constituent ainsi une des principales sources alimentaires des poissons. Aujourd’hui, quand on jette un coup d’œil sur le lac, on ne voit plus aucun hippopotame. Les rares qui restent se cachent loin. « Or, quand les poissons ne sont pas bien nourris, ils demeurent petits », fait remarquer Mupenzi Kevandi, médecin véterinaire et qui se spécialise en cultures aquatiques.

Le comble, c’est que Kyavinyonge, comme les autres villages de pêche autour du lac du côté congolais, est une enclave de pêche au vrai sens du terme. D’un côté se trouve le lac, et de l’autre le parc national des Virunga. On n’a accès au village qu’en traversant le parc. Or, classé dans la catégorie « en péril » suite à l’extermination de certains animaux qui font sa fierté (hippopotames, buffles, antilopes, …), ce parc est sous la protection de l’ICCN.

Résultat, il n’est permis d’exercer dans le petit village aucune activité pouvant nuire au parc, citons par exemple l’agriculture ou l’élevage. « Pour nous, le lac est notre père. En ce moment de carence de poissons, nous craignons pour notre survie car c’est grâce à lui que nous mangeons, nous nous soignons, scolarisons nos enfants… », indique Kakule Sikumbili, un notable du village.

Il faut sauver le lac

Avec quelques mesures prioritaires, les pêcheurs espèrent voir le lac se repeupler d’ici peu. La production n’est plus que d’environ 1 500 kg par jour, alors qu’elle était à près de 4 000 kg il y a encore quelques années. zalando new balance uomo saldi Aujourd’hui, pour satisfaire la demande, il faut plus de 10 000 kg de poissons par jour. Ce qui a comme conséquence, de plus en plus d’importer du poisson d’Ouganda, les grandes villes du Nord-Kivu, de l’Ituri et de la Tshopo importent aussi des os de poissons appelés Vidjorodjoro pour… la consommation humaine. Or, ces os sont naturellement destinés au bétail…

De son côté, l’ICCN (Institut congolais de conservation de la nature) tente d’amener la population à une prise de conscience pour sauver le lac. « L’Institut nous fournit en huile pour laver et assainir le lac. Il délimite les zones de pêche des maternités. Nous organisons des patrouilles de surveillance diurnes et nocturnes. Néanmoins, il faut des gilets de sauvetage car les noyades sont monnaie courante avec les vents forts qui soufflent sur le lac », soutient Kahangavale Silusawa, membre du comité de surveillance du Lac. Les filets de pêche sont désormais étroitement surveillés. Ils sont brûlés s’ils ne répondent pas aux normes. Mais Cela ne suffit pas encore.

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