Au Rwanda, les riverains des parcs touchent 5% des recettes du tourisme

Il y a quelques années au Rwanda, les villageois vivant à proximité des parcs nationaux constituaient une vraie menace pour leur survie : ils braconnaient les animaux ou exploitaient illégalement les arbres de la forêt. Aujourd’hui, ils participent à la sauvegarde de la biodiversité et bénéficient des projets pour améliorer leur niveau de vie à […]

Il y a quelques années au Rwanda, les villageois vivant à proximité des parcs nationaux constituaient une vraie menace pour leur survie : ils braconnaient les animaux ou exploitaient illégalement les arbres de la forêt. Aujourd’hui, ils participent à la sauvegarde de la biodiversité et bénéficient des projets pour améliorer leur niveau de vie à travers le tourisme pour lesquels ils perçoivent 5% des recettes générées.

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Braconniers convertis en gardes de parcs

A Gahunga, dans le district de Musanze dans le Secteur de Kinigi, province du Nord, Sasita Appolo, 65 ans, vit à trois kilomètres du Parc des Volcans. new balance 420 homme grise Auparavant, pour survivre, il faisait comme activités la chasse, la pêche et d’autres activités de capture des animaux. Los Angeles Lakers Aujourd’hui, il travaille au “Bamboo Craft Center”, un atelier de mise en valeur des bambous.

Le “Bamboo Craft Center” est un projet initié par le département du tourisme au sein du RDB (Rwanda Development Board), dans le but de mettre fin aux conflits entre le parc des Volcans et la population riveraine. Ce centre emploie ceux qui détruisaient le parc il y a quelques années.

« Je courrais toujours le risque d’être fusillé par la garde du parc en allant y couper des bambous et y capturer les animaux… Mais, depuis que je suis employé au centre, je vis heureusement en profitant des bienfaits de la conservation du parc des Volcans« , déclare, avec gaieté, Sasita Apollo, ex-braconnier au pied du volcan Sabyinyo.

Le volcan Sabyinyo, dont le nom provient du kinyarwanda “iryinyo” et signifie « dent », est un volcan éteint d’Afrique de l’Est situé dans les montagnes des Virunga. Il est d’ailleurs le plus vieux volcan de ce massif. Son sommet, qui culmine à 3 645 mètres d’altitude, marque la frontière entre la République Démocratique du Congo, le Rwanda et l’Ouganda.

Les versants du Sabyinyo sont riches en plantes endémiques et représentent l’un des derniers habitats du gorille des montagnes dans le monde. St. Johns Red Storm Jerseys Aussi, la constitution de sa lave est unique puisque composée de latite.

Au Bamboo Craft Center, on fabrique divers objets à partir des bambous comme des bracelets, des lits, des chaises, et des décorations de toutes sortes. « Nous n’avons plus besoin d’aller au parc, car nous sommes en possession de ce que nous allions y chercher. En plus de cela, nous gagnons de l’argent », se félicite Sasita Appolo.

Au Bamboo Craft Center, on fabrique divers objets à partir des bambous comme des bracelets, des lits, des chaises, et des décorations de toutes sortes.

Au Bamboo Craft Center, on fabrique divers objets à partir des bambous comme des bracelets, des lits, des chaises, et des décorations de toutes sortes.

Dans le passé, pour assurer la protection du parc, les agents du département du tourisme essayaient de sécuriser ses limites et de contrôler les activités illégales qui s’y déroulaient. Taylor Lewan – Michigan Wolverines Mais les méthodes actuelles sont plus efficaces. « Nous voulons que la population environnant le parc puisse profiter des revenus générés par le patrimoine naturel qui l’entoure. C’est une façon de l’intégrer dans la conservation du parc, de la responsabiliser, en collaborant étroitement avec elle », explique M. Gregoire, conservateur du parc national des volcans.

En 2008, la SACOLA (Sabyinyo Community Livelihood Association) a été mise en place à Kinigi, dans le district de Musanze au Nord. New Balance 996 Uomo

Cette dernière œuvre pour le bien-être de la communauté autour du volcan Sabyinyo. Nike Air Max Tavas Elle regroupe plus de 55 000 membres, parmi eux des ex-braconniers et collecteurs de miel dans le parc. « Certains ex-braconniers membres de Sacola n’avaient jamais, auparavant, possédé un lopin de terre. Actuellement ils sont devenus propriétaires fonciers grâce à l’association « , dit Eugene Mutangana , chef du département Tourisme et Conservation au sein du Rwanda Development Board (RDB).

D’après Pierre Célestin Nsengiyumva, responsable de SACOLA, l’association a construit 87 logements pour les sans-abris ainsi que financé les études secondaires de 104 enfants issus de familles pauvres habitant les secteurs Kinigi et Nyange. Elle a aussi distribué plus de 500 vaches de race frisonne aux indigents de la région et construit neufs établissements scolaires qui de 68 chambres et classes dans le district de Musanze. Enfin, elle contribue au programme d’électrification de la région.

Nyungwe, un centre tourisme

Le parc national de Nyungwe, dans les collines du sud-ouest du Rwanda, est le plus grand îlot de forêt de montagne de l’Afrique de l’Est et de l’Afrique Centrale. Situé dans la forêt du même nom, il compte environ 200 espèces d’arbres et 100 espèces d’orchidées. Il abrite également des bégonias sauvages et des lobélies géantes. La forêt de Nyungwe est entourée de 45 coopératives pour combattre le braconnage.

Durant près de 40 ans, Léonidas Barora fut un chasseur réputé dans la forêt de Nyungwe. A 75 ans, il est désormais la figure d’un village touristique consacré à la protection de la vie sauvage de la région. Son habilité au tir à l’arc reste intacte, mais il n’en fait montre désormais que pour distraire les touristes qui s’aventurent dans la forêt de Nyungwe.

Au Kitabi Cultural Village ou encore les amis de Nyungwe, reconstitution d’un village traditionnel rwandais construit près du parc de Nyungwe, Léonidas Barora et d’autres braconniers repentis se consacrent désormais à protéger la faune qu’ils traquaient autrefois et leur gagne-pain passe aujourd’hui par sa survie, grâce aux touristes qu’elle attire.

« Je chassais les éléphants et les buffles. Après avoir tué des animaux, je troquais la viande au village contre des haricots ou des pommes de terre, je ne gagnais pas d’argent« , raconte Leonidas Barora, évoquant son passé de braconnier.

Un fonds pour soutenir la communauté

Léonidas Barora a changé de vie en 2005 grâce au programme de revenus générés par les villageois riverains. Cette année-là, après avoir sauvé un bébé chimpanzé d’un braconnier, il entreprend de convaincre les chasseurs qu’ils ont plus à gagner à protéger la faune du parc.

Les villageois élèvent des moutons pour améliorer leur niveau de vie

Les villageois élèvent des moutons pour améliorer leur niveau de vie

« Les braconniers me retorquaient que si tu vivais autour du parc, que tes enfants étaient affamés et que tu savais que dans le parc tu pouvais trouver à manger, que ferais-tu? », se souvient Leonidas Barora. Ne baissant pas les bras, il continuait à chercher les autres braconniers dans le parc et leur promettait du travail en échange ces derniers devaient arrêter avec le braconnage.

En six mois, 500 braconniers ont rejoint Leonidas Barora et ont construit sur son terrain le « Village culturel Kitabi « : une dizaine de petites huttes rondes, aux murs de terre séchée et au toit de chaume, entourant la réplique d’une maison royale rwandaise.

Huttes rondes aux murs de terre séchée et au toit de chaume dans la forêt de Nyungwe

Huttes rondes aux murs de terre séchée et au toit de chaume dans la forêt de Nyungwe

Les maisons qui ont été construites par la RDB pour les populations riveraines

Les maisons qui ont été construites par la RDB pour les populations riveraines

Les touristes qui s’arrêtent en redescendant de la montagne peuvent y découvrir la culture rwandaise: chants, danses, et aussi des femmes qui exercent l’art de la vannerie, pendant qu’un ancien braconnier donne des rudiments d’utilisation de plantes médicinales.

Les bénéfices générés par ces activités paient les salaires des anciens braconniers et de leurs proches qui assurent les animations et alimentent un fonds communautaire, utilisé pour payer la scolarité des enfants des familles démunies ou aider certains à créer de coopératives agricoles ou artisanales.

« Lorsque j’étais braconnier, je n’avais pas de maison, je vivais comme un animal et maintenant, j’ai un salaire, une maison, une femme et six enfants« , explique Léonidas Barora.

Certains anciens braconniers sont devenus porteurs et d’autres ont même rejoint la brigade anti-braconnage du parc. Le gouvernement rwandais a décidé de reverser chaque année 5% des revenus générés par les parcs nationaux à des projets bénéficiant aux communautés locales, tels que la construction d’écoles ou d’hôpitaux.

Les revenus des parcs ont permis la construction des écoles autour des aires protégées

Les revenus des parcs ont permis la construction des écoles autour des aires protégées

Avant l’adoption de ces mesures, les braconniers chassaient les animaux et très souvent, ils brulaient la végétation du parc de Nyungwe : C’est bien Nyungwe perdu sa végétation à cause des collecteurs de miel. new balance 247 femme Aujourd’hui, certaines espèces d’animaux ont disparu à cause du braconnage comme les éléphants et les buffles”, relatant Elie Musabyimana, conservateur de parc de Nyungwe.

Une dynamique de développement communautaire

D’un autre côté, les mesures de conservation des parcs nationaux au développement économique du pays sont encouragées, surtout lorsqu’elles tendent à réduire la pauvreté des populations riveraines autour des sanctuaires et réserves, ce, à travers des projets de développement communautaire en coopération avec le gouvernement. Ces projets concernent entre autres l’aménagement des routes, le développement des écoles, des centres de santé, la fournitures en eau et l’appui aux activités alternatives génératrices de revenus.

Avec des systèmes de micro-crédits renforcés, l’agro-foresterie, la promotion de l’artisanat local, la promotion de méthodes d’apicultures modernes connaissent un élan soutenu. Elie Musabyimana explique que le gouvernement a déjà dépensé plus de cinquante-deux milles dollars américains dans des projets communautaires qui permettent aux villageois de créer des activités génératrices de revenus. « La seule exigence est que les villageois se regroupent en coopératives et associations pour assurer une bonne gestion des revenus », ajoute-t-il.

Le commerce du miel est l’une des activités commerciales dans la forêt de Nyungwe, sauf que pour cela, les collecteurs de miel incendient la forêt pour faire fuire les abeilles, ce qui est nuisible à l’écosystème. New Balance 1300 damskie Comme solution, le RDB a créé un mécanisme dans lequel les villageois riverains sont regroupés dans des coopératives qui leur montrent bénéficier au commerce de miel sans provoquer d’incendie », dit Elie Muasabyimana.

Les villageois tirent également des revenus de la fabrication et du commerce des objets d’arts. Womens Nike Air Max 2016

Certains anciens braconniers fabriquent des chaises à partir des bambous.

La fabrication et la vente d'objets d'art est un commerce développé près du parc de Nyungwe

La fabrication et la vente d’objets d’art est un commerce développé près du parc de Nyungwe

Un système économiquement viable

Depuis 2005, les villageois riverains ont généré plus de quinze mille de dollars américains de revenus par an dans le Parc de Nyungwe. Boston Celtics

A ce jour, ce revenu se voit augmenté à près de cent-quatre-vingt-sept mille dollars américains grâce à l’augmentation des touristes. Cette donne est encouragée par l’augmentation des activités autour des aires protégées.

Le Rwanda Development Board collaborent avec les responsables de l’industrie du tourisme.

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